FORET EN FRICHE

Domaine de Trevarez

Chemin du patrimoine en finistère

Connue pour les forêts qu’elle sculpte minutieusement dans du carton, Eva Jospin s’attache à représenter la nature non pas telle qu’elle est, mais telle qu’elle-même se la représente. Au Domaine de Trévarez, où le parc et le château se jouent des frontières entre nature et artifice, ses œuvres et son travail trouvent tout naturellement place.

Avec Panorama, la perspective et la profondeur sont travaillées à grande échelle et livrent une spatialité en trois dimensions. Le Panorama de l’artiste se comprend dans la continuité des panoramas traditionnels qui, dès le XVIIIe siècle, ont connu un intérêt public croissant.

Installé sous la verrière des écuries de Trévarez, Panorama est une installation créée pour la Cour Carrée du Louvre en 2016. Une forêt de carton déployée à 360°, en référence aux panoramas des 18e et 19e siècles, Eva Jospin immerge ainsi le public au cœur d’un paysage forestier entièrement dessiné et sculpté dans du carton. Un matériau humble dans lequel l’artiste crée volumes et perspectives. On pénètre dans le pavillon comme l’on entre dans une grotte pour une expérience mystérieuse et troublante.

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Au travers de deux œuvres qu’elle a imaginées pour le Domaine de Trévarez, Eva Jospin pose son regard d’artiste sur le lieu et sur les liens qu’il entretient avec son parc, que les végétaux vagabonds comme les jardiniers redessinent en permanence. Et vous propose une approche contemporaine de ce lieu patrimonial, une vision sensible qui évoque nos relations avec la nature mais offre également une réflexion sur les limites mouvantes entre nature et artifice.

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NOS ENCHANTEURS :+: WANG SHU

Construire un monde différent conforme aux principes de la nature, Editions Cité de l’architecture et du patrimoine, 2012.

OUI, on peut fabriquer des objets,«des édifices qui respectent les principes issus de l’idée de nature», qui y coexistent en parfaite osmose.

Dans ce cycle de conférence, Wang Shu propose une voie pour conserver un patrimoine, construit, naturel, ou même immatériel,  et l’ancrer pleinement dans la modernité.

Par une étude des formes d’usage traditionnel des matériaux, il révèle dans son architecture un approche sensible du savoir faire constructif, en l’utilisant pour créer un vocabulaire architectural contemporain.

«Au delà des techniques constructives, ceux sont l’attention portée au site, à ses usages antérieurs, à son histoire et les formes d’usages» réinterprétés dans ses projets qui créent la continuité, souvent perdue aujourd’hui, avec la tradition.

Pour cela il faut prendre le temps, celui du terrain. Aller discuter dans les campagnes, « reprendre le fil ». Rencontrer les artisans est un acte déterminant de la constructiond’une architecture différenciée, car c’est avec cette sagesse des modes de construction issue des savoir faire ruraux que nous pouvons envisager une créativité réellement adaptée au monde actuel.

A Leurs mémoires, A Nos campagnes.

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http://www.dezeen.com/2012/02/28/key-projects-by-wang-shu/

 

EN CETTE HEURE RECUEILLIE DU JOUR

Commencer sa journée avec l’office des Laudes, voir l’aube doucement pointer son nez lors d’une messe... //Quelle idée ?// Mais c’est sans compter sur la discrète beauté de l’architecture de Notre Dame de Sénanque, fière abbaye du Vaucluse, et de celle ses vitraux distribuant une incroyable lumière crépusculaire sur ses murs de pierre nue.   //Quelle riche idée !//

Ces vitraux, d'une grande simplicité, comme un voile tendu entre l’extérieur et l’intérieur réservé au recueillement et à la liturgie, sont l’œuvre du peintre verrier Louis-René Petit. Aboutissement d’une mûre réflexion avec la communauté monastique, ce travail de création est issu de techniques à la fois anciennes et modernes, où rigueur et liberté se côtoient. Entre brillance et matité, opalescence et accents colorés furtifs, ces verres sont le résultat d’une mise en oeuvre par cueillage successif de plaques de verres de pigmentation diverses en fusion.

Après être sorti du four d’étendrie, servant à aplanir le verre soufflé par le verrier, plusieurs procédés de surcuisson et de gravure à l’acide permettent le libre déploiement de la couleur alors dissociée du graphisme du plomb.

Tous ces matins conscients de la lumière du pays, seraient une réponse quotidienne au souhait du créateur: « Le vitrail vise la pérennité, tandis que les hommes et leurs goûts changent rapidement ».